Pelliculage mat ou brillant : quelle différence ?

Le pelliculage mat est un film protecteur très fin appliqué sur la couverture imprimée d’un livre. Il protège des traces de doigts, des rayures et de l’humidité, et détermine en même temps l’aspect et le toucher de l’ouvrage. Choisir entre pelliculage mat et brillant est l’une des décisions de finition les plus visibles.

Pourquoi pelliculer une couverture ?

Une couverture non protégée est fragile. L’encre s’use aux angles, le carton s’effiloche là où on le manipule le plus, et la lumière du jour délave peu à peu les couleurs. Le pelliculage pose un film sur la feuille imprimée qui rend l’ensemble bien plus résistant. C’est pourquoi la quasi-totalité des couvertures souples de qualité et la plupart des couvertures rigides en reçoivent une. Le procédé est décrit sur Wikipédia.

Ce que fait le pelliculage mat

Le pelliculage mat diffuse la lumière au lieu de la réfléchir. Les reflets disparaissent, la couverture reste donc lisible sous l’éclairage d’une librairie ou d’une lampe de bureau, et la surface offre un toucher doux, légèrement velouté. La contrepartie se joue sur la couleur : parce que le film disperse la lumière, les noirs profonds et les bleus saturés s’éclaircissent d’environ un ton et perdent un peu de leur force. Sur un roman, une biographie ou un recueil de poésie, cette retenue passe justement pour de la qualité.

Une réserve pratique : sur de grands aplats sombres, un film mat révèle les traces de doigts et les marques d’ongle plus nettement qu’un film brillant, et ces marques ne s’effacent pas d’un coup de chiffon. Si votre couverture est majoritairement bleu nuit ou noire, demandez une épreuve avant de lancer tout le tirage.

Ce que fait le pelliculage brillant

Le pelliculage brillant réfléchit la lumière au lieu de la diffuser. Les couleurs restent saturées, le contraste augmente et les photographies conservent leur profondeur : c’est la raison pour laquelle les livres photo, les bandes dessinées et les catalogues commerciaux y recourent presque toujours. Il se nettoie aussi d’un simple chiffon. Le coût, c’est l’éblouissement : sous une lumière vive la couverture renvoie son environnement, et un texte fin sur une image chargée devient difficile à lire.

Quelle finition pour quel livre ?

Règle simple : les livres de texte gagnent au mat, les livres d’images au brillant. Un livre de cuisine posé sur un plan de travail profite du côté lavable du brillant ; un récit personnel profite de la douceur du mat. Si la reliure n’est pas encore arrêtée, comparez les options dans comparer les reliures, et vérifiez le rendu de vos couleurs dans CMJN ou RVB. Une fois la fabrication définie, vous pouvez calculer le prix.

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